• Coast guards

Publié le par 67-ciné.gi-2006













Coast guards drame de Andrew Davis







avec :
Kevin Costner, Ashton Kutcher, Melissa Sagemiller, Bonnie Bramlett, Clancy Brown, Sela Ward, Neal Mcdonough, John Heard, Brian Geraghty, Dule Hill et Shelby Fenner


durée : 2h17
sortie le 20 décembre 2006

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Synopsis
Depuis qu'une tempête a décimé son équipe de sauveteurs en mer, Ben Randall s'est retiré et se consacre désormais à la formation des jeunes recrues. Sa réputation de bravoure et ses méthodes d'enseignement peu orthodoxes ont fait de lui une légende. Pourtant, il reste hanté par la mort de ses coéquipiers…
Parmi ses élèves, Randall remarque un jeune champion de natation insolent et frimeur, Jake Fischer. Il reconnaît aussitôt le potentiel du jeune homme et tente de lui inculquer tout ce qui pourrait faire de lui un grand sauveteur. Randall espère aussi lui épargner les erreurs qu'il a lui-même commises.
Son diplôme obtenu, Jake suit Randall à Kodiak, en Alaska, où ils affrontent l'une des pires zones maritimes du globe, la mer de Bering. Lors de sa première opération de secours, Jake va véritablement découvrir tout ce que sa mission implique…


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Notes de production
« Lorsque la tempête se lève, que les autres rentrent et que les ports se barricadent, nous sortons. Quand des ouragans bloquent l'US Navy à terre, nous sortons. Lorsque les Dieux déchaînent les éléments, nous sortons. Si, par miracle, vous avez ce qu'il faut pour devenir l'un d'entre nous, vous devrez vous attendre à un salaire de misère et à l'éventualité d'une mort difficile, dans le froid et la solitude de l'océan. Mais vous aurez cependant la possibilité d'arracher quelques âmes à cette rage destructrice et de sauver des vies. »

Pour la première fois, un film d'envergure nous entraîne au cœur de l'un des univers les plus fascinants et les plus dangereux qui soit, celui du sauvetage en mer. Chaque jour, des hommes et des femmes bravent les forces de la nature déchaînée pour honorer leur devise : « Pour que les autres vivent ! »…
Associant action et souffle épique, Coast guards nous plonge au cœur de situations où tout est une question de vie ou de mort.
Coast guards a été réalisé en coopération avec les gardes-côtes américains, et a fait appel à de vrais sauveteurs comme conseillers et acteurs. Le tournage a été une lutte constante contre les éléments, et un gigantesque bassin à vagues a été spécialement construit pour simuler l'océan. Le résultat est impossible à décrire, personne n'a jamais vu les tempêtes ainsi, excepté ceux qui leur ont survécu…

Pour que les autres vivent
Les vrais héros sont discrets. Chaque jour, des millions d'hommes et de femmes se battent sans relâche pour que leurs semblables survivent et que le monde continue. Pompiers, médecins et autres, ces anges gardiens de l'ombre sont prêts à tout risquer pour sauver de parfaits étrangers dans les pires circonstances. Les Coast Guard Rescue Swimmers appartiennent à cette catégorie. Ces hommes et ces femmes courageux possèdent l'exceptionnelle condition physique et la force mentale nécessaire pour se jeter en chute libre depuis un hélicoptère dans une mer déchaînée et des inondations afin de secourir les gens. Les gardes-côtes américains sauvent en moyenne chaque année 5 000 vies et environ deux milliards et demi de biens en valeur. Pendant la saison des ouragans en 2005, ils ont sauvé ou évacué
33 520 personnes dans les Etats du golfe du Mexique ravagés par l'ouragan Katrina.
L'entraînement des sauveteurs en mer est le plus dur de tous les entraînements militaires, et la moitié de ceux qui commencent abandonne en cours de route.  Pour ceux qui vont jusqu'au bout, ce sont des missions périlleuses dans les eaux les plus noires, les plus froides et les plus dangereuses qui les attendent, où ils devront combattre la désorientation, l'hypothermie et le manque d'oxygène en tentant d'aider ceux qui sont bloqués et paniqués.
En vingt ans d'existence, le programme Coast Guard Rescue Swimmers est devenu l'un des plus respectés de toute la profession militaire. Il a été voté pour la première fois par le Congrès en 1984 après qu'un navire cargo avait tragiquement perdu 31 membres d'équipage en pleine tempête - un  hélicoptère de la Navy lui avait apporté une aide courageuse mais insuffisante. Depuis, ce programme de formation de sauveteurs, le seul de ce genre ouvert aux hommes comme aux femmes, s'est développé pour devenir une unité d'élite.

L'histoire du film
Le scénariste Ron L. Brinkerhoff explique : « Quantité de films ont pour héros des policiers ou des pompiers, mais le monde des sauveteurs et des gardes-côtes n'avait encore jamais été exploré au cinéma. C'est le seul corps militaire dont l'unique mission consiste à sauver des vies, ils ne combattent que les éléments. »
Le scénariste a choisi de se concentrer sur deux hommes, un vétéran admiré qui a accompli des sauvetages héroïques, sur le point de se retirer, et un jeune homme fonceur et trop sûr de lui qui vient juste d'entamer sa formation. A travers leurs parcours, il souhaitait explorer les thèmes du courage et de la sagesse. Il précise : « J'ai cherché à décortiquer le mythe du héros d'action. J'ai voulu exposer les répercussions émotionnelles, psychologiques et physiques d'un tel métier, et les sacrifices que cela demande. »
Les producteurs Tripp Vinson et Beau Flynn, de chez Contrafilm, cherchaient de leur côté un projet de film se déroulant dans le monde des sauveteurs. Vinson explique : « Nous étions attirés par la possibilité de moments très forts au plan dramatique dans le cadre d'un film d'action spectaculaire. Nous voulions aussi poser la question : qu'est-ce qu'un héros, pourquoi se comporte-t-il ainsi, et quel est le prix à payer ? Les réponses à ces questions font réfléchir. »
Avant même de poursuivre le développement, Tripp Vinson et Beau Flynn ont souhaité l'approbation des gardes-côtes. « Leur soutien était essentiel pour que ce film soit authentique », commente Vinson. « Ils ont joué un rôle de premier ordre dans la création du film. Ils nous ont dévoilé leurs structures de formation, leur personnel nous a apporté toute son aide, et ils nous ont même conseillés sur l'acquisition du matériel et sur énormément d'autres choses. Ils ont été d'un soutien très précieux et une constante source d'inspiration. »
Charlie Lyons, producteur exécutif, observe : « Les sauveteurs sont un mélange unique d'athlètes de l'extrême, de chirurgiens, de psychiatres et de prêtres. Ils doivent non seulement essayer de sauver mais ils doivent aussi pouvoir assister les gens dans leurs ultimes instants en leur administrant les derniers sacrements. »
Le scénariste Ron L. Brinkerhoff a passé beaucoup de temps dans leur école de formation, à assister aux entraînements. Il s'est ensuite rendu à Kodiak, en Alaska, pour rencontrer le plus possible de sauveteurs expérimentés, et a intégré leurs véritables anecdotes au scénario final.

Andrew Davis, réalisateur réputé pour ses films aussi spectaculaires qu'intenses sur le plan dramatique, explique : « Ce film est spécial parce qu'il vous plonge dans un univers que personne n'a jamais vu. Hormis ces sauveteurs eux-mêmes, personne n'a jamais vécu l'enfer de la mer de Bering démontée en pleine nuit, lorsqu'il faut sauter d'un hélico de 6 m de haut pour plonger dans des eaux à des températures glaciales… Ce film vous permet de le vivre. C'est vraiment une expérience unique. »
Tripp Vinson commente : « La tension, l'intensité dramatique et le danger des situations nécessitaient un réalisateur qui puisse rendre tout cela de manière spectaculaire visuellement, et en même temps, l'histoire exigeait un réalisateur vraiment bon avec les personnages, le jeu d'acteurs, les émotions. Andrew Davis était l'idéal. »
Andrew Davis commente : « J'étais bien sûr attiré par le côté éléments physiques, le travail avec l'eau, le vent, la tempête, mais ce sont surtout les relations humaines complexes entre Ben Randall et le jeune Jake Fischer qui m'ont plu. C'est l'histoire de deux hommes, d'un passage de flambeau, de la manière dont un jeune homme va finir par remplacer une légende. L'écriture était remarquable dans son traitement de leur relation. Un homme affronte le temps qui passe, un autre apprend de son mentor ce qu'est vraiment la vie, et comment ne pas répéter les mêmes erreurs. Cet élément humain au milieu de ces incroyables forces naturelles rend le film fascinant. »
Trois sauveteurs des gardes-côtes, véritables légendes vivantes, ont apporté leur soutien à Andrew Davis : l'instructeur et spécialiste de la survie Robert
E. Watson ; John F. Hall, qui a sauvé de nombreuses vies humaines durant l'ouragan Katrina, et Joseph Butch Flythe, nageur décoré et l'un des cinq premiers Rescue Swimmers choisis pour le programme des gardes-côtes. Ils ont été à la fois consultants sur le film et acteurs. Robert E. Watson commente : « Le désir de faire un film juste était phénoménal. Ils nous ont constamment demandé si cela se passait bien comme ça, si nous ferions telle ou telle chose dans telle ou telle situation… C'est un portrait remarquablement fidèle des sauveteurs des gardes-côtes. »


L'énergie et l'expérience
La relation entre les deux hommes prend d'abord la forme d'un affrontement avant de révéler leurs plus grandes forces. Ce face-à-face nécessitait deux acteurs hors du commun.
Kevin Costner a été le premier choix d'Andrew Davis pour jouer Ben Randall. Le réalisateur observe : « Kevin est parfait parce qu'il a la puissance masculine que demandait le rôle combinée à une profonde humanité. Il peut jouer un homme endurci mais capable de mener une réflexion intérieure sur sa vie. »
Kevin Costner confie : « Ce qui m'a définitivement convaincu, c'est la qualité mythique de l'histoire. Nous aimerions tous penser que si nous sommes un jour perdus en mer, quelqu'un viendra nous secourir. C'est un sentiment qui vous fait tenir et vous réconforte. C'est l'extraordinaire promesse des sauveteurs : quand tout semble perdu, lorsque tout le monde est couché en priant, eux y vont. Ils sont prêts à mettre leur vie en danger pour les autres, et Ron Brinkerhoff a fait un travail magistral dans la manière dont il a capté les émotions et les personnalités derrière cet héroïsme. Du tout début jusqu'à la conclusion, on comprend et on ressent ce que c'est d'être celui qui aide à tenir ceux qui sont perdus. »
« Plus j'apprenais de choses sur ces gens, plus j'étais impressionné. Ils sont prêts à mourir pour sauver des gens qu'ils ne connaissent même pas. Ils redonnent toute sa dignité à l'humanité. »
Tripp Vinson explique : « Ben Randall a toujours été en première ligne lors des missions de secours, mais il a vécu une tragédie et les choses ont changé. Pourtant, secourir les gens est la seule chose qu'il sache faire et il ne parvient pas à l'oublier et à passer à l'étape suivante de sa vie… jusqu'à ce qu'il se retrouve en ce gamin, Jake. »
Kevin Costner précise : « Chez les gardes-côtes, on dit « on ne fait pas un sauveteur en mer, on le trouve ». On ne devient pas sauveteur : cela fait partie de vous ou non. Pour Ben, c'est plus qu'un job, c'est une vocation, mais ce métier a aussi pesé lourd sur sa vie. Quand nous le rencontrons, il est presque brisé. Pourtant, malgré sa faiblesse, il doit remplir une nouvelle mission, à laquelle il ne s'attendait pas : il doit transmettre ce qu'il sait à un groupe de jeunes recrues qui n'ont aucune idée de ce qui les attend. Ben n'est pas doué naturellement pour enseigner, et ses méthodes sortent de l'ordinaire. Il se retrouve face à des gamins frimeurs et forts en gueule et il essaie de trouver comment leur inculquer le sens des responsabilités. »

Apporter un peu de sagesse chez ces jeunes gens doués mais immatures est particulièrement nécessaire avec Jake Fischer, nageur hors du commun mais beaucoup trop sûr de lui. Kevin Costner commente : « J'ai beaucoup aimé voir Ashton Kutcher faire exister le personnage, le faire évoluer du jeune homme qui joue les petits durs à l'homme intègre et responsable. Ashton a la capacité de saisir les potentialités dramatiques qui n'existent pas forcément sur le papier et de les traduire dans son jeu. »

L'intensité psychologique du film s'assortit de véritables défis physiques. Bien qu'il se soit déjà distingué dans une longue liste de rôles très physiques, Kevin Costner avoue que celui-ci a été le plus dur de tous. « Je suis allé au bout de mes capacités, confie-t-il. J'ai 51 ans et les autres acteurs ont tous autour de la vingtaine, il a fallu que je donne tout et plus encore ! »
« Je ne prétends pas une seconde être capable de faire ce que font les sauveteurs, mais je crois que ce film offre vraiment une impression authentique de ce qu'ils sont. Il vous met à leur place pendant la durée d'un film, et vous n'en sortez pas indemne. »

Comme Kevin Costner, Ashton Kutcher, qui joue Jake Fischer, a été instantanément passionné par le scénario. « Je cherchais quelque chose de totalement différent de ce que j'avais déjà joué, je ne pouvais pas rêver mieux ! C'était aussi l'opportunité de travailler avec des acteurs que j'admire et dont je pouvais apprendre. C'est exactement le propos du film : comment une génération peut apprendre de celle qui la précède.
Pouvoir creuser derrière les exploits des sauveteurs en mer m'a également attiré. Je me suis dit que si je faisais un film sur eux, si j'incarnais un de ces héros, je devais faire en sorte qu'ils en soient fiers. Je n'ai pas voulu être doublé. Si ces types sauvent des vies pour vivre, le moins que je puisse faire en tant qu'acteur, c'est de m'entraîner physiquement et d'en faire un portrait juste ! »
Avec les autres acteurs, Ashton Kutcher a suivi une formation poussée dans un camp d'entraînement. « La mise en condition avec les formateurs des Aviation Survival Technicians a été une expérience inoubliable. Jamais je ne m'étais tant fait crier dessus par quelqu'un que je respecte autant - excepté peut-être mes parents ! Ils nous ont formés, et ils l'ont fait à fond ! Dans la vraie formation qu'on reçoit dans ces A Schools, les instructeurs ne demandent jamais à un élève de faire quelque chose qu'ils ne font pas eux-mêmes. S'ils vous disent de faire 50 pompes, ils les font à côté de vous ! Cela force le respect. »
Andrew Davis commente : « Ashton a fait un remarquable travail de préparation. Il nous fallait un jeune homme qui ait du cran pour endosser l'habit d'un grand sauveteur, et c'est exactement ce qu'il est. Il a dû gagner quatre à six kilos de muscles durant son entraînement. »
Ashton et Kevin ont beaucoup apporté dans le développement de leurs personnages. Andrew Davis commente : «  Kevin est lui-même réalisateur et son sens du rythme et du personnage ont été précieux dans l'évolution du scénario. Quant à Ashton, il est très intelligent et doué pour l'improvisation, et il a un grand sens de l'investissement personnel. »
Le producteur Tripp Vinson commente : « Sur le plateau, des liens se sont noués entre Kevin et Ashton très semblables à ceux de leurs personnages. Cela a vraiment nourri le film. »

Plonger dans l'aventure
Autour de Kevin Costner et d'Ashton Kutcher, la distribution rassemble un groupe éclectique constituant les 22 jeunes recrues : de jeunes acteurs bien sûr, mais aussi des nageurs de niveau olympique, des sportifs de haut niveau pratiquant le triathlon en compétition, et même deux véritables sauveteurs.
Andrew Davis précise : « Je me suis assuré que nous aurions de vrais nageurs, tout en cherchant à créer un mélange de personnalités et de physiques. Faire appel à des athlètes accomplis et à des sauveteurs a tiré l'ensemble de la distribution vers le haut : chacun voulait se montrer à la hauteur dans tous les domaines. »
Afin de préparer les acteurs aux conditions rigoureuses et aux dangers qui accompagnent même une simulation de secours en mer, tous ont suivi un cours complet sous la direction des gardes-côtes Robert Watson, John Hall et Butch Flythe.
Andrew Davis commente : « Les gardes-côtes ont une manière particulière de se tenir et de bouger et un vrai sens de la discipline ; et ils ont aussi une vision de la vie tout bonnement extraordinaire. C'était une chance exceptionnelle d'avoir à nos côtés des gens qui ont vraiment sauvé des vies et qui nous donnaient un retour constant sur notre travail. »
Butch Flythe commente : « Nous avons fait suivre aux acteurs une formation que nous appelons Rescue Swimmer Lite, mais qui est tout de même très intense ! Ils ont travaillé très dur : il aurait été impossible à quiconque assistant à l'entraînement de dire que ce n'en était pas un vrai. Ils nous ont réellement impressionnés. »
Jeffrey D. Loftus, conseiller technique issu des gardes-côtes, précise : « Entre les nageurs de haut niveau, l'entraînement, le fait de côtoyer en permanence des sauveteurs, et l'acquisition des vraies techniques, toute l'équipe du film a pu aller très loin. Ils ont vu ce que doit affronter un sauveteur, des choses que personne ne voit normalement ou même n'imagine. Je crois que cela les a aidés à faire le film. »
Robert Watson commente : « Nous autres sauveteurs, nous avions une certaine image d'Hollywood, mais Kevin, Ashton et toute l'équipe se sont vraiment montrés tout sauf superficiels. Ils avaient un job à faire et ils voulaient le faire bien. Il était formidable de voir des gens issus d'un milieu très différent du nôtre mettre eux aussi tout leur cœur et toute leur âme dans ce qu'ils font. Nous avions cette passion en commun. »


Dans son exploration de l'univers des sauveteurs, Coast guards se penche aussi sur la vie personnelle de ces hommes, à travers deux personnages féminins : Helen, l'épouse frustrée de Ben, et Emily, la jeune femme qui noue des liens avec Jake Fischer.
Sela Ward, qui joue Helen, explique : « Helen est une femme au caractère fort, au tempérament artistique, qui espère une vie bien plus riche que ce que peut lui offrir Kodiak, un trou perdu en Alaska. Ben et elle ont autrefois partagé d'autres rêves, mais elle ne le voit guère plus à cause de son travail. Ce sont deux personnes qui auraient du être ensemble, vivre ensemble et évoluer ensemble, mais les circonstances les ont séparés. »

Melissa Sagemiller incarne Emily, la jeune femme qui n'est pas impressionnée du tout par le côté bravache de Jake Fischer.
Elle note : « Emily est enseignante et c'est une fille qui a les pieds sur terre et l'esprit vif. Quand elle fait la connaissance de Jack, elle le trouve séduisant mais il joue les petits malins et il ne l'impressionne pas plus que ça. Elle pense qu'il a un gros travail à faire sur lui-même ! Le courant va quand même rapidement passer, et chacun va essayer de montrer à l'autre qu'il est le meilleur… et pendant ce temps, ils tombent amoureux l'un de l'autre.
L'honnêteté d'Emily envers Jake va lui devenir indispensable. Elle lit clair en lui alors que lui ne voit pas forcément au-delà de son ego. Elle lui apporte cette intuition féminine, ce regard extérieur dont il a besoin. Emily était un personnage amusant, vraiment vivant et très agréable à jouer. »

Avis de tempête
Pour reconstituer la mer de Bering, et faire de l'océan un personnage réel et fascinant, Andrew Davis a fait appel au chef décorateur Maher Ahmad, qui a supervisé les décors du film, la création d'un bassin à vagues et les décors immergés, et au superviseur des effets visuels William Mesa.
« Maher Ahmad et William Mesa ont joué un rôle clé dans la reconstitution d'un univers marin crédible », explique le réalisateur. « Nous avons étudié ensemble les images les plus spectaculaires de vraies tempêtes et de véritables opérations de sauvetage afin de créer des images d'une puissance équivalente. »
Le producteur exécutif Peter Macgregor-Scott souligne : « C'est à William Mesa que nous devons les jets de Piège en haute mer, les scènes du train dans Le fugitif, et il a créé à présent des tempêtes déchaînées… »
Le plus grand décor du film est celui de l'océan, qui devait pouvoir s'animer dans des extrêmes jamais filmées. Maher Ahmad et son équipe ont créé un immense bassin pour les séquences d'action les plus impressionnantes. Peter Macgregor-Scott précise : « J'ai fait beaucoup de superproductions, mais ce bassin dépasse tout. Il est aussi spectaculaire qu'unique. C'est le seul de son genre dans le monde entier ! »

La construction du bassin en était à ses débuts lorsque l'ironie du sort a voulu que l'ouragan Katrina s'abatte sur La Nouvelle-Orléans, là où le tournage était initialement prévu. Le film a donc été déplacé à Shreveport, en Louisiane.
Maher Ahmad et son équipe ont donc recommencé la construction du bassin. Le chef décorateur raconte : « Il a fallu engager en vitesse de nouveaux ingénieurs, trouver les lieux adéquats, trouver de nouvelles entreprises de construction et tout refaire depuis le début avec encore moins de temps. Pourtant, en fin de compte, le résultat a été bien meilleur que ce qu'on attendait. »

Le bassin était formé par une piscine de béton à huit compartiments mesurant 30 m de long sur 24 m de large, d'une contenance de près de 3 millions de litres d'eau. Cette piscine était construite devant un écran bleu de 15 m de haut. Pour être sûr d'être à la pointe en matière de technologie, de sécurité et d'authenticité, Maher Ahmad a fait appel à toute une panoplie d'ingénieurs - ingénieurs du sol, ingénieurs civils, ingénieurs en structure, en mécanique et en électricité.
Le plus dur restait à faire : générer des vagues de 1,80 m à 2,80 m de haut avec leurs mouvements et leur écume… Pour la machine à vagues, la production a fait appel à la société new-yorkaise Aquatic Development Company, qui a créé un système couplant trois moteurs de 150 chevaux qui entraînaient des ventilateurs capables de produire suffisamment de pression d'air pour créer de véritables « vagues océaniques », roulant les unes sur les autres. L'effet a été complet lorsque les vagues, atteignant l'extrémité du bassin, repartaient en arrière et s'écrasaient contre celles arrivant derrière. Ce phénomène a engendré un mouvement d'ondulation permanent, exactement comme dans l'océan.
Le chef décorateur explique : « Adc fabrique fréquemment des bassins à vagues pour des parcs d'attractions, mais ils n'en avaient encore jamais fait comme le nôtre, où les vagues étaient incroyablement fortes et turbulentes. Ils avançaient en territoire inconnu. Le jour où nous l'avons vu fonctionner pour la première fois reste un grand souvenir. On aurait dit un mauvais jour d'hiver en mer de Bering… Certains des cascadeurs avaient même la nausée ! »
Andrew Davis se souvient : « C'était très excitant à voir ; même Robert Watson, le sauveteur des gardes-côtes, était impressionné : il en avait la chair de poule ! Nous pouvions tout à coup contrôler notre océan, varier l'intensité et la fréquence des vagues. Nous pouvions créer toute une palette de vagues en fonction des scènes. »

Après le bassin à vagues, Maher Ahmad a créé trois décors qui allaient être immergés dedans : la grotte, le bateau de pêche et la salle des machines.
« La grotte a été l'un de nos plus grands défis. Nous avons dû la construire complètement à l'extérieur du bassin, puis la transporter avec deux grues géantes de 150 tonnes et la faire descendre dans l'eau. Il fallait aussi que ce décor résiste à la force de vagues de 1,80 m… Pour qu'il soit léger mais suffisamment résistant, nous avons utilisé une mousse haute densité qui a été sculptée à la main, sur laquelle a été ensuite pulvérisée une couche de résine haute densité. »

Pour le bateau de pêche, la production avait acheté au départ un chalutier de 21 m juste au sud de La Nouvelle-Orléans. Après le passage de Katrina, l'équipe a été stupéfaite de découvrir que l'endroit où ils avaient acheté le bateau avait été rayé de la carte… Il a fallu alors trouver le moyen de transporter le bateau recouvert par les débris de Lake Ponchartrain jusqu'à Shreveport. Une tâche colossale qui impliquait entre autres un voyage de 1300 km en remontant le Mississippi, avec une barge remorquée… Et ce n'était que le début ! Une fois à Shreveport, il a fallu reconstruire une grande partie du bateau et refaire tout le câblage pour les cascades, puis tout repeindre et tout patiner.
Le bateau a ensuite été monté sur un plateau mobile mû par vérins qui a permis de recréer le mouvement des vagues. Lors de ces séquences, d'énormes masses d'eau étaient déversées de dix mètres de haut pour restituer l'impression de tempête. Maher Ahmad a ajouté en outre d'énormes ventilateurs pour recréer le vent et la pluie.

Un autre décor complexe est celui de la salle des machines immergée où Jake se retrouve piégé. Ahmad explique : « Ce décor a dû être conçu pour que tout fonctionne même une fois immergé, y compris l'éclairage, sans risque d'électrocuter qui que ce soit ! Une vraie gageure. »

En fin de compte, tourner sur le bassin a permis à l'équipe et aux acteurs de toucher du doigt ce que l'on éprouve quand on vit ces mêmes conditions pour de bon. Même les vrais sauveteurs en ont parfois eu froid dans le dos. Butch Flythe confie : « L'une des scènes qui m'a donné des frissons est celle où Randall rêve qu'il est pris dans le filet. La plus grande peur de tout sauveteur est de se retrouver piégé dans quelque chose dont il ne puisse pas s'échapper… Le film recrée les conditions réelles de notre travail de façon impressionnante. »


Pour encore ajouter de l'authenticité, la deuxième équipe s'est rendue sur les côtes de l'Oregon pour filmer de vrais sauveteurs des gardes-côtes en action, en train de sauter d'hélicoptères et de plonger dans les flots. Ils sont aussi allés au nord de l'Alaska pour tourner des vues aériennes de l'île Kodiak, où une récente explosion volcanique a créé des difficultés supplémentaires.
Sur la terre ferme, Ahmad a recréé des répliques des hélicoptères Jay Hawk utilisés par les gardes-côtes. Il a aussi construit l'école de formation à l'intérieur de plusieurs bâtiments vides d'une base de la Garde Nationale, en s'inspirant de l'école d'élite des gardes-côtes, à Elizabeth City, en Caroline du Nord. Plusieurs autres jours de tournage se sont déroulés à Elizabeth City afin de saisir l'ambiance d'une importante base de gardes-côtes.

Lors de la postproduction, les scènes aquatiques ont été renforcées par l'équipe des effets spéciaux de William Mesa. Il explique : « Toute la difficulté était de créer des mers réalistes qui puissent être intégrées dans les environnements réels et numériques du film. Il y a des scènes très complexes avec des bateaux qui coulent, des choses qui explosent et d'énormes vagues qui s'abattent sur le tout… »
Mesa a beaucoup travaillé avec le bassin à vagues : il a filmé les vagues et les a littéralement « morphées » pour les intégrer aux vagues de plusieurs mètres dans lesquelles les sauveteurs s'aventurent.
Il commente : « Travailler avec l'eau peut être un vrai cauchemar. L'eau est ce qu'il y a de plus difficile à créer numériquement, parce que c'est un élément naturel. Une vraie tempête est tellement complexe que c'est impossible à programmer, et donc la plupart des images que vous avez pu voir dans les films ces dernières années se contentent de répéter à l'infini le même motif. Nous avons fait un travail inédit en animant réellement les tempêtes, en retravaillant des images réelles pour que tout soit bien plus authentique. »

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Fiche technique
Réalisateur : Andrew Davis
Scénariste : Ron L. Brinkerhoff
Compositeur : Trevor Rabin
Chef décorateur : Maher Ahmad
Directeur de la photographie : Stephen St. John
Chefs monteurs : Dennis Virkler et Thomas J. Nordberg
Superviseur des effets visuels : William Mesa
Ensemblier : Gene Serdena
Productrice des effets visuels : Susan Zwerman
Producteurs : Beau Flynn et Tripp Vinson
Producteurs exécutifs : Armyan Bernstein, Charlie Lyons, Zanne Devine et Peter Macgregor-Scott
Producteur associé : Lowell Blank

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présentation réalisée avec l’aimable autorisation de

remerciements à
Olivier Lebraud
logos, textes & photos © www.snd-films.com

Publié dans PRÉSENTATIONS

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